AOUT ’22 PAR GATHER

Fin du mois d’Aout, fin des vacances et retour à la réalité, Gather vous propose une sélection d’albums sortis ces dernières semaines pour palier à cette rentrée ! (Crédit cover visuel : @kitasavi)

Lucille

Lateena & Modulaw – Luxurious Legacy

Ce mois-ci, la sortie de l’album de Beyonce a été particulièrement propice à l’écriture de tout un tas de propos sur son hommage ou son sauvetage des scènes tous azimut: house, disco, dancehall, la mise en lumière des toutes les minorités possibles à travers sa musique etc etc. Dans ce contexte peut-être qu’il serait plus utile de se tourner vers cet album et Lateena pour représenter quelconque porte-parole d’empowrement traduit dans ces musiques. Originaire de Jamaïque, maintenant installée en Suisse, Lateena s’inscrit dans la communauté queer et trans du pays en tant que autoproclamée « Switzerland Dancehall Queen » et l’album ne dit en effet pas autre chose. Aux côtés des talentueux Xzavier Stone pour Pretty Like A Barbie et Switzerland ou DAEMON sur Stress et sous l’aile de l’hyperactif Modulaw, l’album passe du reggaeton au dancehall en passant par le voguing. Les vraies hymnes de club sont ici.

Sunfear – Octopus

Eylül Deniz de son vrai nom opère depuis 2017 comme artiste multidisciplinaire sous l’alias Sunfear. Ce 10 titres navigue entre le slowcore, l’ambient et l’expérimental avec une grâce toute particulière qui devrait trouver un écho chez les amateurs de Low, Grouper ou encore PJ Harvey. Construit principalement autour du piano, du synthétiseur et la guitare, les inspirations s’accumulent avec une légèreté magistrale pour former des pépites comme Believers ou Wake Up Song qui vont parfois jusqu’aux frontières de la coldwave voire du trip-hop sur le titre éponyme. Une bulle qui se construit sur 37 minutes avec une homogénéité sans faille et nous laisse en suspend, transcendé(e)s par cette voix cristalline, véritable catharsis.

Morceaux :

Rachika Nayar – The Price Of Serenity

Florentino – Constrictor (Ft BAMBII & KD One)

Tinariwen – Arawan (Deena Abdelwahed Remix)

BIGMUTHABLKDEATH:(

Juiler – Kolomental (Victony Refix)

Erfry

Projets :

Larry June – Spaceships on the Blade

C’est presque devenu une tradition. Chaque année, Larry June revient aux alentours de l’été avec un nouvel album, une nouvelle dose de leçons de vie, une update sur ses derniers investissements et conquêtes, une soundtrack pour les longues rides sous le soleil estival. Seulement, cette fois-ci, notre producteur de jus d’orange préféré a mis les bouchées doubles, en dévoilant son plus long format à ce jour. Près d’une heure de musique durant laquelle le rappeur californien jongle entre fidélité musicale et ouvertures à de nouveaux horizons. Et tandis que le rappeur excelle toujours à nous captiver sur les productions lay-back de Cardo et Jake One, les incursions pop de Duckwrth et Syd sont plus que rafraîchissantes (même si sortir Brand New Machinery à deux semaines du retour au travail restera à mon sens une erreur commerciale). On retrouve aussi de nouvelles têtes à la production qui se sont prêtés à l’univers du rappeur, tel Sango, DJ Khalil et même Turbo sur l’outro Appreciate It All. S’offrant en plus de ça deux des meilleurs feature artistes de ces dernières années, 2Chainz et Babyface Ray, ainsi qu’un petit aperçu du projet à venir avec The Alchemist, Spaceships on the Blade est la bouffée d’air frais qu’il fallait à la discographie plus que remplie de Larry June.

JID – The Forever Story

J’avais beaucoup d’attentes pour le retour de JID. En plus de remarquables apparitions à droite à gauche depuis 2018, le premier single, Surround Sound, avait beaucoup tourné dans mes écouteurs : un gros couplet de 21, une prod efficace qui s’attaque avec brio à un sample culte, et surtout JID plus en forme que jamais avec des flows inédits. Une parfaite mise en bouche avant un plat de résistance qui devait être une réussite pour confirmer tous les espoirs placés sur lui. Et quelle réussite. C’est un JID 2.0 qui revient sur The Forever Story, avec la volonté de prouver qu’il n’a pas passé ces 4 années à se tourner les pouces. Ca se ressent dès le début avec Raydar, un de ces sons rentre-dedans dont il a secret, où il laisse s’exprimer sa faim et sa technicité sur une production aux accents trap, mais avec plus de charisme, plus de rage et plus de précisions dans l’écriture que ce qu’on lui connaissait jusqu’à maintenant.

L’album démarre comme un bulldozer, mais le rappeur de Dreamville est tout terrain, et les routes qu’il a décidé d’emprunter sur cette album ont été pavées avec excellence. Que ce soit l’ultra-nerveux Can’t Punk Me, résultat de la rencontre entre Kaytranada et JD Beck, la ballade neo-soul Kody Blu 31 révélant un JID plus à l’aise que jamais avec son chant, ou le touchant diptyque Bruddanem/Sistanem consacré à son entourage, l’artiste d’Atlanta semble s’être amélioré dans tous les domaines. Et le casting est à la hauteur de ses nouveaux skills : en plus de son producteur fétiche Christo qui semble avoir suivi le même entraînement, on croise derrière les manettes James Blake, Thundercat, monte booker et Cardiak entre autres. A ses côtés au micro, ses camarades de Dreamville et affiliés, quelques autres invités dont l’alchimie est la bienvenue (Lil Durk et Ravyn Levae en tête), mais surtout les vétérans Lil Wayne et Mos Def qui apportent la touche finale à cette très belle confirmation de JID. On espère évidemment que l’équipe du rappeur parviendra, pour couronner le tout, à clear le sample de l’outro 2007, sans doute un des meilleurs morceaux rap de l’année, parfaite conclusion à un blockbuster qui, chose assez rare pour un projet si anticipé, fait bien plus que tenir ses promesses.

Morceaux :

Carson – Un autre jour, un autre euro (feat. Texax Max)

Meechy Darko – Lost Souls (feat. Denzel Curry & Busta Rhymes)

Nicholas Craven & Boldy James – Power Nap

Hype – The Power of You

Louis Culture – 7AM (B-Side) (feat. Yama & Sato)

Hugo

Projets :

Black Thought & Danger Mouse – Cheat Codes

« YOU WACK EMCEES!!!!! ». Cette sempiternelle rengaine que l’on doit à Sway me vient toujours à l’écoute d’un rappeur vétéran qui s’illustre, par sa maîtrise et sa pertinence, une énième fois dans son art. Black Thought jouit depuis quelques années d’une résurgence critique, grandement aidée par son fameux freestyle de 10min chez Funk Flex. Bien sûr, quiconque écoute les Roots depuis un certain sait qu’il n’a jamais été un drôle, cependant il est clair qu’il s’est considérablement amélioré au cours des 15 (à la louche) dernières années. Ce qui fait écho aux propos de Lupe Fiasco au sujet des rappeurs qui sont en réalité censés, effectivement, ne faire que s’améliorer en vieillissant. 

Les 3 volumes des Streams of Consciousness, sortis entre 2018 et 2020, valaient surtout pour les moments de bravoure de Mr. Trotter, agissant comme les mixtapes qu’ils étaient. Mais cet album est complètement différent, en cela que d’une part, la production est assurée par Danger Mouse. Et non, ce n’est pas pour dénigrer Sean C, Salaam Remi et 9th Wonder, qui ont chacun assuré la production d’un volume. C’est pour souligner à quel point leur association fait sens. Leur rencontre remonte à l’époque de Madvillainy, qui avait produit un morceau réunissant DOOM et Thought, mais qui n’avait été qu’une bonus track vite oubliée. C’est en outre la première incursion hip hop sur un long format de Mouse depuis, justement, Madvillainy. Ce facteur a probablement joué un fort rôle symbolique, surtout en considérant le « récent » décès de Daniel Dumile, dans la manière dont le duo a abordé et travaillé l’album. 

Le résultat, est d’une simplicité redoutable: des excellents raps servis par une excellente production. Le flair de Mouse pour les samples créant une atmosphère vaporeuse et vibrante, ou au contraire confinant à l’épopée, est toujours intact. Il fait en sorte de ne jamais tomber dans la facilité, et assure une variété à l’équilibre savamment pondéré dans les rythmiques. Il y a juste assez d’invités pour correctement complimenter la présence de Thought, qui fonctionne moins bien lorsqu’il est entièrement livré à lui-même. Point besoin d’en dire plus, le titre et l’affiche de l’album se suffisent à eux-mêmes pour en faire la promotion: c’est en effet un cheat code que d’associer un rappeur si doué à un producteur sachant si bien s’adapter à lui. 

Altered Images – Mascara Streakz

Trente-neuf années. C’est l’écart qu’il y a entre le 3ème et le 4ème, tout nouvel album d’Altered Images. Qu’est-ce que l’éternité si ce n’est un caprice? Le groupe écossais mené par la flamboyante Clare Grogan avait au début des années 80 connut un succès correct durant les beaux jours de la new-wave. On pouvait les assimiler à une version plus sucrée de Siouxie and the Banshees – ce qui n’est pas péjoratif. En 1982, après le départ de deux membres, le multi-instrumentaliste Steve Lironi avait rejoint la formation. Le groupe se sépara cependant après la sortie de son 3ème album, l’année suivante. 

Quelques années plus tard, Grogan et Lironi se marièrent. Et c’est en duo qu’ils ont décidé de reformer Altered Images, à l’aune de la seconde décennie du XXIème siècle, les autres membres étant depuis longtemps passés à autre chose. De l’eau coule sous les ponts, qu’ils restent en place, brûlent, ou que leur image se dissipe dans les brumes du temps. Ce pur élan cardiaque que constitue le retour du groupe arrive à point nommé, puisque les tendances de la pop de ces derniers mois et années s’inspirent énormément des modes passées, principalement la disco, mais aussi forcément la ballroom et la dance. Aussi est-ce rafraîchissant d’entendre une musique qui vient littéralement d’une autre époque, qui a vécu et mûri, patiemment dans la cabine de sa machine à voyager dans le temps. L’album exsude certes une légère brise nostalgique, mais fait souffler en outre un gracieux tourbillon de béatitude. La plénitude de Grogan est contagieuse, et les arrangements scintillants, remplis de panache, de Lironi assurent une consistance qui n’a rien de fantômatique. Un phénomène assez unique en son genre qui, passé l’attrait de la curiosité, sait s’installer durablement. 

Morceaux :

Grande Mahogany – Angle of the Dangle

MILKBLOOD – NO MIND

I CANT HEAR CASSANDRA – I NEED IT

Benoit & Sergio – Lost Decade

JID – Kody Blu 31/Bruddanem

Victor

Projets :

Young Nudy – EA Monster

« East Atlanta, Zone 6 That’s my hood », c’est ce que scandait à gorge déployée le mythique Gucci Mane en 2005, désireux de mettre son quartier sur le toit du monde. Rétrospectivement, près de 15 ans plus tard, la besogne semble être accomplie. Mais si Guwop fut l’initiateur de cette tendance, il y a bien longtemps que le flambeau a été conféré à une plus jeune garde, étincelante et diligente, garante de conserver ce feu inextinguible. Souvent mentionnée au passage de références ou subtils à travers quelques morceaux, jamais Young Nudi n’avait décidé de rendre autant hommage dans tous les aspects à son quartier, revisitant de fond en comble les dédales bitumés de la Zone 6. La cover le pressentait ironiquement : une telle tâche pouvait être difficile à digérer mais en réalité le rappeur ne pouvait être plus dans son élément. La crainte de l’auto pilotage trottait dans les têtes mais Young Nudy a pris à contre pied toutes les attentes. En quête de renouvellement, c’est d’une teinte rétro post année 80 que Slimeball colore sa palette. Pi’erre Bourne, Coupe et Mojo Krazy à la baguette, le rappeur de la Zone 6 divague entre les basses grésillantes de Nun to Do et Project X, l’un ouvrant le projet, l’autre le concluant, s’amuse aussi sur les basses rebondissantes de Kit Kat, mesure aux basses humides et moites de No Chaser et aux autres innombrables sonorités déconcertantes, bizarroïdes voire angoissantes qui nous donnent l’impression qu’elles ont été piochées dans des expérimentations cinématographiques néo futuristes des années 90. Le terrain de jeu désormais délimité, le reste est pour Nudy d’une évidence déconcertante, tellement palpable, où les productions égayées de Pi’erre Bourne sont endolories par un concentré régressif de crimes et délits prononcés par la voix nasillarde du EA Monster. Un plaisir coupable mais jouissif pour l’auditeur aussitôt son cortex frontal intérieur immergé dans ce potpourri, au sens élogieux du terme.  En réalité, EA Monster est une piqûre de rappel, une réminiscence de l’époque ATlien où Young Nudy s’affirme comme le spécimen le plus captivant, qu’on ne veut le croire ou non, de ce rap jeu actuel.

Roc Marciano & The Alchemist – The Elephant Man’s Bones

« These ain’t no regular old bars, this a five star restaurant ». Alléchante était l’annonce du projet collaboratif entre les deux mastodontes que sont Roc Marciano et The Alchemist. Quelle réjouissance de constater que le résultat est aux attentes, les surpassent jusqu’à les faire passer pour un vague souvenir trop réducteur de ce qu’est l’objet final. Un objet si dur à définir, presque abstraite à l’oreille où se mêle à profusion des inspirations jazz, lounge, house et définitivement hip hop. Véritable bande son d’un restaurant étoilé guindé, on en parviendrait presque à culpabiliser d’écouter l’album dans notre lit à 6h du matin, nous sommant de sortir chercher notre meilleur bourbon et de nous vêtir de nos plus élégants textiles. Les pianos désarticulés de The Alchemist (mention spéciale The Elephant Man’s Bones) et la sélection toujours aussi brillante des samples s’entremêlent au matérialisme et  l’austérité du personnage de mafieux, torturé par ses vieux démons, de Marci :  » Expensive clothes won’t soothe/All this ice won’t remote my bruise ». Une réunion entre un maître de lyricisme et un maître de production pour un projet atteignant le zénith de leur qualité respective. Vous le constaterez, les hyperboles me manquent pour exalter cet album. Il faut également souligner qu’à cette pièce déjà merveilleusement polie, s’ajoutent aussi des featurings de grande classe en la présence de Boldy James, Knowledge The Pirate, Ice T et Action Bronson, les deux derniers venues offrir, peut être, les morceaux les plus éblouissants, tant les performances lyricales sont acérés et les productions offrent une atmosphère inconfortable. Avec The Elephant Man’s Bones, The Alchemist démontre qu’il est le plus apte à extraire ce qu’il y a de plus enfouis chez Roc Marciano, un certain parallèle entre Frederick Treves et le meurtri, physiquement et psychologiquement, Joseph Merrick, l’homme éléphant.

Morceaux :

Real Boston Richey – Watch How I Move

H JeuneCrack – Big Lebowski

Jay Worthy & Harry Fraud – Editorials (feat. Curren$y)

Peezy – Shoot Outs Out The Lamb

Black Thought & Danger Mouse – The Darkest Part (feat Raekwon, Kid Sister)

Piwi Longuevoie

Projets :

Life’s Question – World Full Of

Après 5 projets et une signature chez le nouveau label en vogue du metal hardcore, Triple B Records, Life’s Question revient avec un nouveau méfait : World Full of…, premier long format pour eux, sorti début août. Un projet attendu de pied ferme par les afficionados du genre, le quintet chicagoan s’étant forgé une solide réputation dans le milieu du metal hardcore. 

La musique de Life’s Question assume sa parenté avec des groupes new-yorkais des années 80/90 tels que Leeway, Shai Hulud ou Merauder, précurseurs dans un hardcore plus axé sur les riffs. Cette tendance à favoriser la mélodie et la musicalité aux breakdowns mono-neuronaux se fait ressentir régulièrement sur World Full Of… 

Le groupe trouve un équilibre parfait entre vindice pure, ralentissements de tempos et incursions mélodiques. Life’s Question intègre des cassures dans ses morceaux et insère des solis des plus agréables, comme en témoigne l’excellent The Will to Dream, ouverture de l’album. Les alternances entre le chant du vocaliste Josh Haynes et les chœurs féminins de la guitariste Abby Rhine sont toujours aussi présentes qu’auparavant, et chaque morceau offre quelque chose d’unique. La musique de Life’s Question vient du cœur, des tripes même. Prayer for My Old Man, l’enchaînement For You / To You, ou même le single Mellow My Mind : World Full Of… se veut être à la fois un hommage aux influences du groupe et une démonstration du savoir-faire du quintet. 

Le projet confirme l’unicité du groupe de Chicago dans le genre, car s’ils sont bien à leur place aux côtés de la nouvelle garde du hardcore américain, personne ne sonne exactement comme eux. Life’s Question ne semble pas décidé à rentrer dans une case en particulier : que votre allégeance aille au crossover, au hardcore, au punk rock ou au shoegaze, World Full Of… saura toucher juste!

Chat Pile – God’s Country

Une montagne toxique, rappelant en permanence à l’Amérique toutes ses déviances, son industrie broyeuse d’hommes, ses paradoxes entre liberté à outrance et censure moderne, ses ultra-riches face à une population dont les revenus n’augmentent pas. Voilà ce qu’est Chat Pile, groupe formé à Oklahoma en 2019. Leurs deux premiers EPs proposaient un noise rock au chant criard/spoken word, qui flirtait avec le death metal ou la drone. Le premier long format du groupe, God’s Country, est sorti chez The Flenser en plein été caniculaire.

Traiter l’esthétique du désespoir et du délitement de la société n’est pas une chose aisée. Ces émotions trouvent leurs origines dans des causes différentes d’un bout à l’autre de la planète. Mais le midwest américain en est un bon exemple, et particulièrement à Oklahoma. Tout au long de l’album, Chat Pile plonge l’auditeur au cœur de tout ce que la société industrielle a de pire.

Au fil de l’album, le nihilisme qu’affiche le groupe se teinte de tragique, et chaque morceau devient une “real american horror story”.  Sur Why, le groupe aborde le sujet des sans-domiciles-fixes, dont le nombre ne cesse de croître aux Etats-Unis. On découvre l’horreur d’un abattoir dans Slaughterhouse. Et si la musique suit la violence des propos, le groupe n’en est pas moins capable de ralentir le tempo. Pamela tire ses influences du shoegaze, avec ses guitares en reverb et son chant théâtral plus qu’abrasif. Quelques incursions noise qui viennent parsemer l’album, apportant une texture bienvenue à l’ensemble musical. God’s Country, est l’équilibre musical parfait de la recette des oklahomans, mais surtout l’affirmation d’un propos social apporte à leur musique une dimension nouvelle. 

Morceaux :

Zeu – JML

Norma Jean- 1994

Louis Culture, YAMA/SATO, Bawo – 7AM

H Jeune Crack, Abel31 – Big Lebowsky

Koreless – Droids

Retrouvez chaque semaine les sorties musicales du lendemain sur l’Insta et le Twitter de Gather.

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