LE RAP À L’ASSAUT DU JERSEY CLUB

Les États-Unis sont une terre de musique. Le pays est le lieu de naissance des principaux courants qui ont émergé et explosé dans tout l’Occident dans la seconde moitié du XXe siècle : le rock, le jazz, et bien évidemment notre cher hip-hop. Plus méconnue, l’histoire de la dance music est tout aussi importante et intéressante à examiner. Derrière ce terme un peu générique, qui désigne typiquement l’ensemble des musiques électroniques conçues pour accompagner les amateurs de danse dans leurs déhanchements, se cache une pléthore de styles dont on retrouve quasi-systématiquement les origines outre-Atlantique. La house et la techno sont sans aucun doute les mouvements de dance music les plus connus. Apparus au cours des années 1980 au sein de communautés afro-américaines, respectivement à Chicago et à Détroit, ces genres ont connu un succès retentissant bien au-delà des frontières qui les ont vus naître, se diffusant rapidement dans le monde, notamment en Europe, dans les années 1990 jusqu’à engendrer la kyrielle de déclinaisons que nous leur connaissons aujourd’hui.

Mais pour ces deux styles à la gloire planétaire, il existe une multitude de scènes locales qui ne connaissent que peu de succès en dehors de leur ville ou région d’origine. C’est un phénomène que l’on remarquait déjà pendant les premières heures du hip-hop, bien avant que la mondialisation et les plus si nouvelles technologies ne viennent changer la donne. Encore aujourd’hui, les scènes rap de New York, de Californie, de Détroit ou des villes historiques du Dirty South portent chacune les marques d’un héritage musical qui leur est propre. La dance music n’est pas exempte de ce phénomène. Outre la house et la techno, une myriade d’autres styles rythment la vie quotidienne des villes américaines. À titre d’exemple, la juke et le footwork font véritablement partie intégrante de l’identité culturelle afro-américaine de Chicago et constituent une scène vivante, avec ses figures mythiques, comme RP Boo ou feu DJ Rashad, et ses nouvelles têtes venues en redéfinir les contours (on pense notamment à la grande Jlin). Mais c’est à un autre style, tout aussi rythmé, que l’on va s’intéresser ici : le Jersey club.

Si, comme son nom l’indique, le Jersey club est né dans l’état du New Jersey, ses vraies racines se trouvent plus au sud, du côté du Maryland. Au début des années 1990, certains producteurs de Baltimore commencent à jouer avec les sonorités house et ghetto house de Chicago, adoptant un style fondé sur des kicks lourds et rapides joués en triolets, agrémentés de breaks et de samples de hip-hop savamment découpés. Vers la fin de la décennie, Tameil, DJ de Newark, dans le New Jersey, voyage souvent à Baltimore pour y récupérer les dernières exclusivités et les jouer en soirée dans sa ville natale. C’est lui qui introduit le « Baltimore club » (ou « Bmore club ») dans le Garden State. Le genre y rencontre aussitôt un grand succès et, au contact de la scène et des influences locales, commence peu à peu à muter. Les breakbeats disparaissent progressivement et les BPM augmentent sensiblement : le Jersey club est né. Ce nouveau son envahit bientôt les soirées, les radios et, surtout, les rues de Newark. Indissociable des incroyables mouvements de danse qui l’accompagnent, le genre est avant tout représenté par les « street teams », ces groupes de danseurs qui se déhanchent à longueur de journée sur la voie publique et pullulent dans la ville, offrant par là même à de nombreux adolescents une échappatoire à l’omniprésente violence des gangs. Cet aspect se retrouve directement dans la musique Jersey club : en soirée, les MCs indiquent à leur public comment danser en criant leurs instructions dans le micro, quand les producteurs ne les incorporent pas directement dans leurs tracks. La tradition du remix témoigne également de l’importance de la danse dans cette scène, le moindre hit national se voyant systématiquement repris à la sauce Jersey club.

Les toutes premières têtes d’affiche du Jersey club, comme Tameil et ses compères Mike V et Tim Dolla des Brick Bandits, sont au fil des années rejointes par d’autres noms qui font aujourd’hui tout autant figure d’institutions : Jayhood, Nadus, R3LL, Sliink… En parallèle, le Bmore a continué de se développer dans sa ville d’origine, et fait toujours bouger les corps de milliers de personnes chaque week-end. Le genre s’est même exporté ailleurs ; à Philadelphie, notamment. À mi-chemin entre Charm City et Newark, Philly a aussi, petit à petit, façonné sa propre version du Baltimore club, connue sous le nom de – roulements de tambour – « Philly club ». Si les subtilités de chaque scène apparaissent aujourd’hui de plus en plus floues, c’est parce que la popularité de ce micro-continuum musical ne s’est jamais vraiment affaiblie. Au contraire, celui-ci a continué de grandir et de se renouveler. Cependant, le Jersey club a certainement pris une plus grande dimension que ses voisins au fil des années.

En effet, au tournant de la dernière décennie, la popularité du Jersey club explose bien au-delà de ses frontières régionales. L’avènement de réseaux sociaux comme MySpace ou le regretté Vine n’y est pas pour rien. Très vite, à force de partages, le genre se retrouve aussi bien en haut des charts que dans les scènes électroniques les plus confidentielles. Cette nouvelle dimension amène naturellement son lot de nouveaux visages. Un nombre grandissant de producteurs balance alors à tour de bras ses compositions et remixes sur SoundCloud, suscitant l’intérêt dans tous les recoins de la planète. Aujourd’hui, s’il n’y avait qu’un seul nom à retenir de cette dernière génération du Jersey club, il y aurait de grandes chances que notre choix se porte sur UNiiQU3. La productrice, autoproclamée « reine du Jersey club » sans que personne ne soit en mesure de lui contester ce titre, distille depuis plusieurs années des missiles aussi destructeurs que sexy qui ont contribué à faire d’elle la plus grande représentante du genre aujourd’hui. Heartbeats, son dernier EP, paru l’année dernière sur le label britannique Local Action, et son extraordinaire titre-phare « Microdosing », illustrent parfaitement l’énergie et la fraîcheur sans cesse renouvelées dont jouit le Jersey club.

S’il est devenu un incontournable de la dance music internationale au cours de la dernière décennie, le Jersey club a plus récemment gagné en popularité auprès d’un public américain jeune grâce à TikTok. À vrai dire, tous les ingrédients étaient réunis pour que la mayonnaise prenne : les kicks acharnés et les samples renversants du genre collent parfaitement au côté exubérant et ludique de l’application, chaque jour submergée par un nouveau torrent de trends et de challenges tous plus loufoques les uns que les autres. Ainsi, toujours plus d’adolescents (mais pas seulement) se filment en train d’exécuter des chorégraphies virales sur fond de Jersey club. Un engouement qui a même permis à certains artistes de se faire remarquer. C’est le cas de Cookiee Kawaii, qui, toutes proportions gardées, pourrait en quelque sorte être considérée comme l’équivalent Jersey club de Pinkpantheress. Début 2020, cette native d’Irvington biberonnée au Jersey club et active dans la scène depuis plusieurs années, voit son titre « Vibe (If I Back It Up) » exploser du jour au lendemain sur TikTok. Le morceau sera même remixé par Tyga quelques mois plus tard, offrant à Kawaii une notoriété décuplée qui lui permettra finalement de sortir son premier album, le séduisant Vanice, à l’été 2021.

L’intérêt que le Jersey club suscite chez une jeune génération d’Américains depuis la démocratisation de TikTok a évidemment fini par toucher les sphères rap dites « underground » actuelles. Bien que le mariage entre rap et Jersey club n’ait rien d’inédit – après tout, le genre trouve une partie de ses racines dans le sampling de titres de hip-hop, et, de plus, des artistes comme Killa Kherk Cobain (désormais connu sous le nom d’Unicorn151) rappent sur des prods Jersey club depuis plus de dix ans déjà – le fort enthousiasme qu’une partie non négligeable de la jeunesse américaine manifeste à son égard détonne avec la relative marginalité de cette tendance. En effet, les morceaux de Jersey club rappés ne représentent encore qu’une infime portion du genre, l’immense majorité des tracks paraissant chaque jour demeurant purement club (comprendre : dénuée de paroles autres que celles provenant des samples). Il est donc très intéressant de se pencher sur ce nouveau chapitre de l’histoire du Jersey club (et de son équivalent philadelphien), où des producteurs incontournables comme LilC4 ou MCVERTT côtoient désormais de jeunes rappeurs répondant aux noms de Bandmanrill ou Philly Goats.

Comme pour toute nouvelle mode dans le rap, un artiste game-changer se situe à l’origine du phénomène. Ici, ce rappeur n’est autre que Bandmanrill, un natif de Newark âgé de seulement 19 ans. La première secousse ressentie a pour nom « HEARTBROKEN », une proposition singulière pour le hip-hop underground actuel qui finira par devenir virale au fil des mois. « Quelques secondes suffisent pour comprendre que cet artiste nous vient du New Jersey » écrivait Alphonse Pierre pour Pitchfork, et ce constat s’avère particulièrement réel. MCVERTT, étoile montante du Jersey club et producteur du morceau, rend ici hommage à un classique du genre, « Heartbroken » de DJ Jayhood (qui lui-même reprend des éléments d’un titre du même nom du Britannique T2). Sans faire l’impasse sur son style de prédilection, il vient placer le Jersey club au centre de la musique, au même titre que le rap. L’effet constaté chez l’auditeur purement rap tend dans un premier temps vers une sorte d’incompréhension, voire de scepticisme. Puis la curiosité nous pousse vite à relancer le morceau, avant que celui-ci ne s’installe comme par magie en rotation constante… Les doutes émis ne firent pas long feu : Bandmanrill a dévoilé un puissant ovni.

C’est fort logiquement que le rappeur de Newark fait par la suite du Jersey club sa nouvelle marque de fabrique. Il va notamment envoyer deux autres hits, qui vont tout aussi bien prendre Internet d’assaut. On fait bien évidemment référence à « I AM NEWARK » et sa forte symbolique, ainsi qu’à « BULLET » et son magnifique sample du mort-né « Pissy Pamper » de Playboi Carti. Avec cette démonstration de force, Bandmanrill s’affirme logiquement comme la tête d’affiche de cette tendance. Malgré son jeune âge, le prodige du New Jersey ne se précipite pas, bâtissant intelligemment son début de carrière sans cesser de susciter la fascination dans le milieu du rap. Son flow tonique s’associe parfaitement aux rythmes fous du Jersey club, et il nous donne parfois la drôle impression de mener une course de fond face au beat. Ses clips nous plongent toujours dans une ambiance (extrêmement) festive et aussi décadente que le fil conducteur sonore de ses singles.

Sans surprise, le succès de Bandmanrill se construit essentiellement via TikTok. Il faut d’abord savoir que le rappeur est en place sur le réseau social depuis 2020 et y proposait déjà des concepts sous forme de snippets avant même d’avoir publié son premier gros single. Une méthode appliquée par de nombreux artistes présents sur la plateforme, qui n’acceptent souvent de publier un titre qu’à la condition que son teaser ait obtenu le nombre de likes escompté. Bandmanrill connaissait déjà bien les codes de TikTok et bénéficiait donc du savoir-faire nécessaire pour valoriser au mieux ses sorties. L’enfant de Newark explose définitivement sur la plateforme à l’été dernier, atteignant plus de 1,5 millions de vues sur une de ses performances. Il semble avoir trouvé une recette consistant à proposer uniquement des singles accompagnés de clips tout en laissant un certain intervalle de temps entre chaque publication, ce qui lui permet de pousser au mieux ses sorties sur TikTok. Une stratégie loin d’être inédite, certes, mais qui, si elle venait à perdurer, pourrait à bien des égards s’avérer révolutionnaire pour l’industrie musicale. Pour le moment, difficile d’imaginer Bandmanrill se lancer dans l’élaboration d’un projet long-format au vu de l’efficacité du mécanisme en place. Il a d’ailleurs déjà récidivé en ce début d’année avec son nouveau single, intitulé « CLOSE FRIENDS ».

En y repensant, il paraît évident que la proximité du New Jersey avec New York allait engendrer d’étonnants crossovers. Et, en effet, il semble que le Jersey club ait trouvé un écho auprès de la nouvelle scène drill. Un producteur de Newark, AceMula, a rapidement fait sien ce singulier créneau. En septembre dernier, il publie Jack N Drill, un premier manifeste de cinq titres où les hi-hats crépitants et les snares asymétriques de la drill se mélangent avec les martèlements impitoyables du Jersey club. Les rappeurs recrutés pour le projet, originaires du New Jersey et de la Grosse Pomme, sont tous méconnus du grand public, à l’exception de nos chers Bandmanrill et Unicorn151. Ces deux derniers nous gratifient d’ailleurs d’un banger intersidéral avec ce « Jackin N Drillin » des familles. AceMula, loin d’avoir fini de battre ce fer, a d’ores et déjà annoncé Jack N Drill 2, que l’on attend naturellement avec impatience. Le combo Jersey club-drill semble par ailleurs faire de plus en plus d’émules au sein de la scène du New Jersey. Un des derniers drilleurs convertis se prénomme MBM Franko, un natif d’Elizabeth qui s’est lui aussi adjoint les services d’Unicorn151 pour un de ses morceaux.

Quittons à présent le New Jersey. Destination Philadelphie, où nous partons à la rencontre des Philly Goats. Ces derniers feraient sûrement une syncope s’ils voyaient leur nom figurer dans un article dédié au Jersey club. En effet, les habitants de Baltimore, Philadelphie et Newark, tous très chauvins, ont l’habitude de se disputer la paternité de ce style. Il faut dire que son parcours exact nous est difficile à tracer. Alors, afin de ne pas les froisser, il sera donc ici question de « Philly club ». Après tout, on imagine le quatuor, composé de Nxmb Sou, PGS Spence, D.Sturdy et Rail Greene, bien plus sensible aux légendes locales que sont DJ Dwizz ou DJ Sega qu’aux artistes de Brick City. Quoique le rebattage des cartes impulsé par TikTok pourrait venir nuancer cette affirmation… Bref. Toujours est-il que cette joyeuse clique est à l’origine de deux des morceaux les plus jouissifs de ces dernières semaines. Les Philly Goats, qui comptent à ce jour autant de morceaux à leur actif que de membres, semblent avoir récemment décidé de changer de trajectoire, délaissant un son trap assez conventionnel pour partager avec le monde entier leur don pour les sonorités Philly club. Le groupe a sorti il y a quelques jours son dernier banger en date, le bien nommé « Philly Shake ». « This that Philly shake!/So hit yo’ shake! », nous prévient dès les premières secondes une voix enrouée sur fond de brèves notes de tuba. Puis DJ Crazy, producteur du morceau, rentre sans tarder dans le vif du sujet en nous balançant un kick sourd laissant plein d’espace à cette joyeuse troupe pour déblatérer tout ce qui lui passe par la tête et, bien évidemment, pour casser ses meilleurs moves. Un sample d’objet mécanique non identifié (on mise ici sur une machine à écrire), artifice traditionnel de l’axe Bmore-Philly-NJ, se joint à cet étourdissant concert au milieu du morceau, pour notre plus grand plaisir.

On remet le couvert avec l’incroyable « Shake Dhat », sorti quelques jours avant « Philly Shake », cette fois interprété par D.Sturdy aux côtés du rappeur de Philadelphie Zahsosaa. La recette est peu ou prou la même, mais en mieux : les kicks se dédoublent et s’accélèrent pour créer des moments de tension jubilatoires, le tuba cède la place à une douce flûte et la machine à écrire ne nous quitte pas d’une semelle. Les deux rappeurs glissent littéralement sur la prod avec leur flow autotuné et les danseurs donnent absolument tout. « Ayo Crazy, stop that! », clame à un moment une voix faisant office de producer tag pour DJ Crazy, de nouveau aux commandes. On aimerait lui répondre que l’on voudrait à l’inverse que cela dure le plus longtemps possible.

Puisque l’on a été si bien reçus à Philadelphie, restons-y. Le rappeur D4M $loan y jouit depuis près de trois ans d’une petite notoriété, acquise aux côtés de son compère D4M Skiano. Le duo, adepte d’une piano trap mordante, n’a exploré qu’une seule fois les sonorités club qui nous intéressent ici. C’était avec « BabyShark », sorti en février 2020. Vous l’avez sûrement vu venir : le morceau interpole l’horripilante chanson pour enfants du même nom, à laquelle il était impossible d’échapper il y a quelques années. Mais entre les mains de DjTizz, polyvalent producteur local, et recouvert des voix grognardes des deux rappeurs, le sample devient tout de suite plus facile à supporter. Le résultat est un cocktail hilarant et débordant d’énergie, qui risque de faire bouger bien des têtes à l’insu de leur plein gré. Malheureusement, quelques mois après la publication de ce titre, Skiano décède tragiquement lors d’une fusillade. Un coup dur pour $loan, qui aurait très bien pu décider d’en rester là, mais s’est relevé et a rapidement repris du service, s’en tenant toutefois à son registre trap de prédilection. Jusqu’à l’automne dernier, période à laquelle $loan décide de lâcher le bien trop court « CHEWBOPLAND ». Les grommellements du rappeur détonnent complètement avec le sample mignon comme tout sur lequel il kicke. Symbole de cette porosité entre les scènes de Philadelphie et du New Jersey, $loan est cette fois allé chercher son beat du côté de Newark, puisque son choix s’est porté LilC4 , figure importante de la scène Jersey club depuis déjà un bon bout de temps. On en profite pour en placer une pour « Walkdown », autre pépite Jersey club qu’il a composée pour le rappeur de Newark Nook Lauren l’année dernière.

Quelle suite pour le Jersey club au sein du hip-hop actuel ? Simple tendance éphémère ou bien premier mouvement majeur de cette nouvelle décennie ? Difficile de se projeter tant l’intérêt que le genre connaît dans le rap underground US est encore très récent et localisé. Si le Jersey club constitue un moyen pour de jeunes et confidentiels rappeurs locaux de se démarquer, il paraît tout de même difficile d’imaginer un règne aussi confortable que la trap ou la drill. Ce registre souffre de contraintes évidentes rendant cette hypothèse très peu probable. Premièrement, si le délire venait à prendre une ampleur mondiale, il semblerait difficile pour les rappeurs de ne pas tomber rapidement dans une répétition particulièrement lassante pour les auditeurs. Se pose en parallèle la question de la légitimité qu’auraient des artistes extérieurs à la scène à en reprendre les codes, qui s’était déjà posée lors des premiers succès du Jersey club à l’échelle internationale. Ensuite, il nous est impossible de savoir comment cette nouvelle tendance tiendrait le coup sur un projet long-format, et on peut clairement émettre des doutes sur la cohérence et la consistance d’une œuvre de ce type. On y verra sûrement plus clair d’ici quelques mois. Peut-être même que le format projet ne prendra jamais pour cette nouvelle page du Jersey club, qui repose pour l’instant sur la publication à intervalles réguliers de simples singles. En tout cas, il serait à nouveau intéressant d’examiner la capacité de TikTok à porter un phénomène musical sur la durée. Si la croissance de cette tendance paraît sûre, jusqu’où ira-t-elle ? Une question qui est probablement déjà au cœur de multiples débats au sein de l’industrie musicale et dont aura très bientôt la réponse…

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