[Dossier] Westside Gunn & la saga Hitler Wears Hermes

Impossible d’imaginer un classement des plus prestigieuses séries de mixtapes, en cours, sans mentionner les classiques « Hitler Wears Hermes » du OG de Buffalo. Le titre ne manque jamais de faire réagir ou, du moins d’interroger, mais c’est sans aucun doute le but de la démarche. Néanmoins, il s’agit avant tout d’une simple référence à la célèbre oeuvre « The Devil Wears Prada ».

Lorsqu’on s’intéresse de près à Westside Gunn, cette série de tapes est incontestablement l’élément le plus intéressant de sa carrière à analyser. La saga forme un véritable fil conducteur de l’évolution artistique du rappeur, à tel point qu’on pourrait presque en venir à voir parfois ses albums comme étant des « apartés » de sa discographie. Chaque nouvelle étape majeure de sa carrière est annoncée de façon subliminale à travers les tapes HWH. Cette série est, pour notre plus grand bonheur, loin d’être terminée. D’autant plus que la notoriété de Gunn n’a jamais été aussi importante qu’aujourd’hui. À travers ce dossier, je vous propose de vous replonger dans ce formidable univers en sept reviews. Des écrits 100% pour la culture, profitez de notre art comme dirait le fasion rappeur originaire de l’Etat de New-York.

Hitler Wears Hermes

Cette tape, parue en 2012, marque les vrais débuts, ou du moins la réelle introduction au public, de Alvin a.k.a. Westside Gunn. On le ressent assez facilement en l’écoutant aujourd’hui, le rappeur semblait encore un peu chercher son identité artistique. Certaines sonorités sont biens éloignées de l’univers actuel de Gunn à l’image de l’ambiance assez Jazz-Gospel de l’intro « MKQueens Dead » ou encore la vibe très old school de « Me and my Eagle » nous donnant presque l’impression d’écouter un freestyle du natif de Buffalo tout droit sorti des années 90. On retrouvait tout de même déjà quelques prémices assez prononcés de son univers actuel au niveau des beats comme dans le très bon « Rayful’s Plug » produit par le grand DJ Green Lantern.

Sur le plan lyrical, Westside Gunn est resté fidèle à sa recette since day one. On assistait déjà à un déluge de classic coke & fashion bars. il étale sans retenu son lifestyle de drug dealer et c’est de cette manière qu’il se forgera sa célèbre image de fashion hustler.

Jewelry got me all fresh

Actually I’m the best

Not a S on my chest, saw a vest on my chest

I had the McFly’s on you couldn’t step in my checks

Mentality is like Escobar

Fresh off the boat, the cocaine Aston Mar’

Gunn s’essayait déjà à quelques premières expérimentations notamment via le vocodeur dans « Suede Mutumbos » où il donne un effet très grave à sa voix. Une « tentative » qui deviendra une habitude chez lui durant toute la suite de sa carrière. Cette tape demeure toujours aujourd’hui une excellente introduction pour la série Hitler Wears Hermes. J’apprécie notamment l’envie débordante qui ressort à travers les couplets du MC de Buffalo.

Note : 3.5 sur 5.

Hitler Wears Hermes II

Le voilà le premier top projet de Westside Gunn. Le deuxième volume de la série HWH est un véritable incontournable de la discographie du rappeur. On retrouve à travers presque toute la tape un Daringer proche de son prime créatif. Le producteur a cette facilité à nous transporter directement au beau milieu des ruelles les plus sombres de Buffalo à l’image des beats très dark de « Eggz » & « Eric B » . Collaboration iconique des deux frangins sur l’excellent « Hall & Nash« , une démonstration de passe-passe, entre Conway & Gunn, accompagnée d’une pluie de références.

How the fuck you ‘gon do me harm, nigga?

I’m surrounded by shooters, I’m Lebron nigga

Shootin’ like Curry nigga

En tant que grand fan de la légende Big L, je n’ai pu qu’apprécier le big S/O dans l’introduction du projet. Coup de coeur également pour l’atmosphère iconique de « City, Sos & Me » où Alvin ne semble plus faire qu’un avec cette production majestueuse. Le beat de l’outro signé Camoflauge Monk se détache un peu du reste de par son caractère presque loufoque au niveau de la mélodie.

Westside Gunn aiguise encore un peu plus son flow avec cette tape. Son delivery se révèle déjà bien plus propre comparé à celui du premier volume. Le MC de Buffalo étale plus que jamais son flow dans tout les sens du terme ainsi que son célèbre lifestyle :

Thank God he gave us drug dealin’

Thank God he gave us drug dealin’

Thank God he gave us drug dealin’

$3000 for the kicks, on the cot still thinkin’ of flippin’ bricks

Wave the Heckler out the Tesla

So much dope, Pyrex couldn’t measure

On observe déjà également une seconde expérimentation de la voix grave sur le morceau de transition, à l’ambiance oppressante, « Medusa Plate« .

Hitler Wears Hermes est un petit bijou d’efficacité dans lequel on retrouve le duo Daringer – Westside Gunn à l’apogée de son alchimie. Un vrai projet fondateur pour la brillante carrière d’Alvin.

Note : 4 sur 5.

Hitler Wears Hermes III

Changement de stratégie pour Gunn avec le troisième volume. On passe sur un format plus long à savoir 17 titres pour 45 minutes de luxury rap. Il donne également les clés de la maison à un autre producteur : Camoflauge Monk. Forcément, cette décision vient impacter un minimum l’ambiance du projet. C’est pourtant bien Daringer qui ouvre le bal sur le premier vrai morceau du projet avec une production majestueuse sur laquelle on retrouve la rappeuse Keisha Plum, déjà présente sur les deux volumes précédents.

Camoflauge Monk vient ensuite installer son univers et ce dernier nous offre bien souvent un contraste très intéressant à écouter : des beats relativement lents voir apaisants sur lesquels Gunn fait, lui, dans le glauque absolu. On observe notamment cette séduisante opposition dans le track « Dear Winter Bloody Fiegs » :

My kicks cost that, it hurt for me to see his kids

I’m from a city where everybody got ten bodies

Burberry trench covering the chopped shottie

Niggas had buck shots in every part of ’em

C’est aussi le cas dans le morceau suivant  » Freestyle in Ferragamo » où on entend Gunn scander son voeu le plus cher : être riche pour l’éternité.

Autre détail très intéressant de ce projet, la présence du talentueux Tha God Fahim à la production de deux titres. Le natif d’Atlanta était encore affilié à Griselda. On ressent complètement sa patte sur ses deux beats, à tel point qu’on en viendrait presque à croire naïvement que Mach-Hommy s’apprête à débarquer subitement sur le titre « Bon Jovi« . Mais aucun regret puisque c’est au final un Benny The Butcher affamé qui vient suppléer Westside Gunn sur une transition parfaitement pensée pour lui :

Talking ’bout my life but

What I say affect the youth

Everytime I hit the booth

On pourrait encore dire beaucoup de choses sur ce projet, très riche en éléments, que ça soit la collaboration de très haut niveau avec Skyzoo, l’énième voyage dans les rues de Buffalo offert par Daringer sur « John Starks » ou encore l’excellent taff de Camoflauge Monk sur le beat de « Rixh Lord Poor Lord » dont les voix samplés en fond viennent offrir une profondeur tout autre au morceau.

Bien qu’inférieur à son prédécesseur, HWH III reste un projet regorgeant de highlights & proposant une approche assez unique dans la discographie de Westside Gunn. Les présences de Camoflauge Monk & Tha God Fahim permettent de varier un peu avec l’univers de Daringer.

Note : 3.5 sur 5.

Hitler Wears Hermes 4

Quelques mois avant la sortie de ce projet, la carrière de Gunn a pris un tournant considérable avec la sortie de son classique « FLYGOD » . Le rappeur va développer toute une image et entretenir un genre de culte autour de ce projet. On le ressent dans ce quatrième volume à l’image de l’intro du morceau « Ringside Rocking Furs » dans lequel on se croirait en plein hymne, lors du superbowl, dans un stade bondé sous la dictature du FLYGOD.

Daringer de retour aux manettes et c’est tout qui Buffalo qui danse. Impossible de ne pas s’arrêter sur l’intro « The Cow » , un immense classique de la discographie Griselda. L’alchimie entre les deux frangins est proche de son apogée. Conway signe son couplet le plus introspectif ever pour revenir sur ses blessures, son parcours…

Free my niggas inside, all them niggas that died

Rest in peace to my niggas, I hope they live in the sky

Pour out some liquor, load your fifth up for your niggas and ride

Ask my baby momma how much I cried when Machine Gun died

Pop the Spade cork like, « Machine Gun, we did it »

Damn, who would’ve known my crew would’ve blown?

Every verse is verse of the year, shit is proven and shown

I needed West and Daringer, I couldn’t do it alone

L’alchimie entre Daringer & Gunn sur la première partie de la tape est impeccable. Les ambiances sont plutôt variées, on retrouve à la fois des productions sombres côtoyant l’horrifique mais également des approches un peu plus nostalgiques avec les traditionnelles voix samplées en fond à l’image du très bon « The Almighty« .

Au delà de l’impressionnante démonstration signée Conway dans l’intro, les collaborations sont vraiment intéressantes à travers cet opus : Le match avec Stalley sur « 5x a Day » est très bon, la réunion des OGs (feat Conway & Smoke DZA) dans le track « Mr. Fuji » ne manque pas d’énergie et enfin le récital de toute la team Griselda sur « Nitro » , un voyage nocturne en plein hiver de 4mn30 dans les streets de Buffalo.

Alvin en profite aussi pour nous partager sa vision particulière de l’amour avec le titre explosif « Aunt Rosie’s » :

Introduced you to designer shit

J.W. Andersons

Chloe sandals and shit

You just a gold-digging bitch

All gold Zanottis

Gunn garde bien évidemment sa célèbre habitude d’exposer sa « grandeur » dans ses textes. Avec l’élan de popularité pour son identité « FLYGOD » , le natif de Buffalo s’en joue régulièrement en s’attribuant une sorte de dimension divine dans ses textes. Il s’estime, de ce fait, logiquement supérieur au reste du game.

Your favorite rapper that’s my son

Stop acting like you know me

I give the joint to my little homie

Malgré de solides highlights et un travail consistant de la part de Daringer, Hitler Wears Hermes 4 se place avant tout dans la logique continuité de son prédécesseur plutôt que dans la concurrence avec le second volume. On observe un petit déséquilibre regrettable entre la première et la seconde moitié du projet mais le résultat final reste très honnête.

Note : 3.5 sur 5.

Hitler Wears Hermes 5

Avec le cinquième volume, Gunn reste de nouveau dans la continuité sans marquer particulièrement de tournant. Il nous ramène d’entrée dans son univers luxueux en compagnie de sa fidèle Keisha Plum. Un thème qu’il approfondit comme rarement dans « OG MA » et son fashion name dropping excessif :

Supreme box cutters from OG Ma

KAWS x Snoopy a hole in one

Comme souvent, Daringer fait avant tout dans l’efficacité bien qu’il nous offre quelques surprises à l’image de l’aspect divin du beat de « Mickey Sunday » qui s’inscrit idéalement dans la dynastie FLYGOD. Mais le producteur de Buffalo reste malgré tout meilleur dans son registre : ses fameuses ambiances froides et sombres qu’on retrouve dans cette tape par exemple sur le très bon « Down State » feat Benny & Styles P.

Particularité très appréciable de ce cinquième opus : on a une production de Knxwledge. Cette collaboration a donné naissance au morceau « B Lunch« . Bien qu’on sent assez rapidement que le producteur s’est adapté à Westside Gunn alors qu’on aurait bien aimé voir l’inverse, Knxwledge a fait dans la qualité et la simplicité. Une courte production taillée pour un défilé de coke bars :

My nigga here for extra niggas he can’t shoot

Cocaine pots, my chef stirring

Tangerine A12, that shit purring (skrt)

He got shot in his head only for a split

N’importe quel grand fan de Gunn a connaissance de son immense passion pour le catch. On retrouve cette dernière au centre des highlights de la tape. Il s/o son catcheur préféré avec le titre « FINN BALOR » , Alvin compare sa réussite à celle de l’une de ses plus grandes inspirations :

I’m off the top rope, like Finn Balor

(I make more money off one fucking shirt than you niggas ever have in your fucking life)

Le morceau d’après, « RIP Bobby » , rend hommage au légendaire catcheur Bobby Heenan qui est décédé durant la conception de HWH 5. Pour donner vie à ce tribute, un casting de grande qualité : Alchemist & Daringer à la prod, Conway & WSG au mic. Le cocktail se révèle bien évidemment explosif, un vrai highlight.

The world is yours

Rest in peace Bobby

Avec cette tape, Gunn se contente de faire le taff avec un contenu de qualité. Bien que la série semble stagner depuis la masterclass du deuxième opus, la musique offerte reste vraiment solide tout en sachant qu’elle est accompagnée annuellement par la sortie d’albums / EPs.

Note : 3.5 sur 5.

Hitler Wears Hermes 6

Le voilà le classique dont la série avait besoin. En 2018, Gunn vient rappeler à ses auditeurs à quel point la saga Hitler Wears Hermes est importante à ses yeux en faisant du sixième opus un des meilleurs projets rap de l’année. Un épisode unique de la série pour plusieurs raisons évidentes. Le casting à la production est extrêmement varié, Alvin n’a pas donné les clés à un seul homme en priorité. Mais , surtout, un voyage du côté de Porto Rico pour enregistrer la tape va venir fortement influencer les vibes du projet pour notre plus grand plaisir.

On retrouve donc plusieurs influences directs à la culture portoricaine à l’image de « Niagara Cafe » , en référence à un restaurant portoricain de Buffalo, ou bien encore l’excellent « Nigg*s in Puerto Rico » feat Benny & Flee Lord produit par le grand Alchemist.

La diversité des producteurs permet à la tape de proposer vraiment de nombreuses sonorités distinctes. On retrouve aussi bien des productions assez épiques made in Alchemist sur « GiGis » , en référence à un restaurant de Buffalo détruit par un incendie, que des beats relativement mystiques à l’image de « SLY » ou encore très nostalgique / retro tel que celui de « My 1st Draco » .

Le match entre le grand Evidence & Gunn sur « Evidence Joint » se révèle être vraiment cool. Une merveille de douceur en terme de production pour accompagner la voix atypique du rappeur de Buffalo. La recette Daringer avec les voix samplés en fond sur un titre comme « Amherst Station 2 » demeure toujours aussi efficace.

Gunn avait beaucoup de choses à dire à travers ce projet. Il n’hésite pas à envoyer des messages en imposant sa stature, sans pour autant oublier de nous lâcher des classics luxury bars, ainsi que de nous retranscrire dans les moindres détails le lifestyle d’un grand drug dealer.

Goyard briefcase, snuck the MAC up in court

Didn’t want a Buffalo nigga the king of New York

My nigga ain’t even home

He talking digits, wipe the digits off the .40

Fly nigga since a shorty

You heard who killed who, nigga? Long story

Cooking bricks, yo, I played the stove, you played the sink

We look alive, two long chefs, God bless

The MAC in the arm rest

You fucking with me is too far fetched

We looking like a Banksy

Ce projet mériterait bien une review long format tant son importance est grande dans la carrière de Westside Gunn. Il s’agit, à mes yeux, du deuxième meilleur projet solo de sa carrière, il peut difficilement proposer quelque chose de plus captivant et varié que HWH 6 tout en restant fidèle à son registre. Un vrai classique du boom rap moderne.

Note : 4.5 sur 5.

Hitler Wears Hermes 7

Difficile d’enchainer après un projet aussi marquant que HWH 6 mais le septième volume va lui aussi venir frapper dans l’excellence. Cette tape marque aussi une nouvelle étape dans la carrière de Gunn. Le rappeur de Buffalo commençait tout juste à bénéficier de la récente hype « soudaine » pour Griselda et HWH 7 fut le premier projet à profiter de cette nouvelle exposition. Alvin en était conscient lors de la conception de son projet et s’est donc efforcé de prendre un petit virage en tenant compte de l’arrivée d’un public légèrement plus large.

L’introduction ne donnera pas l’impression aux nostalgiques de rajeunir, on retrouve DJ Drama en bon chauffeur de salle pour venir nous plonger dans une ambiance rappelant fortement la belle époque Datpiff. Westside Gunn a réuni une fois de plus une véritable petite armée de producteur afin de proposer un minimum de diversité dans les morceaux. Beaucoup de « grandeur » à travers les beats de la tape à l’image des titres « Connie’s Son » , en référence à sa mère, et l’incroyable « Undertaker vs Goldberg » qui est littéralement un de mes sons favoris de toute la discographie Griselda. Les rythmes sont généralement plus lents comparés à ceux des premiers volumes de la saga, la douceur des productions telles que « Broadway Joe » ou encore « Banana Yacht » , morceau dans lequel Estee Nack lâche un des verses de l’année.

I bear witness to the Flygod, still we both is Gods (We Gods)

Fuckin’ with the squad, it’s no beef, you leaving with open scars (Kill you, nigga)

Legends stay quotin’ my bars, weed smoke to stars (Smoke)

The architect from out the lodge, give a thotty a throat massage (Oh)

Statik Selektah nous emmène de force dans le passé avec sa belle production sur « Kelly’s Corner » où on retrouve un WSG accompagné au micro par le légendaire Fat Joe. Alchemist nous offre deux réunions au sommet sur la deuxième partie avec les tracks « Kool G » (feat toute la clique Griselda) & « Lucha Bros » (feat Benny & Curren$y). Toutes les collaborations de cette tape ont au moins le mérite d’offrir un contenu intéressant. Conway & Gunn nous rappellent également qu’ils sont en possibilité de plier tout type de prod sur commande.

Westside Gunn est conscient de l’arrivée d’un public plus large et va chercher à donner une dimension encore plus luxueuse ou « hype » à son image. Il étale littéralement son prestige dans la majorité des verses du projet, une thématique qui fonctionne toujours aussi bien.

Shooter got yayo all in his face (Got it all over his face)

(It’s fuck these niggas, Lord)

All I gotta do is say the word (All I gotta do is say the word)

(Brr, boom, boom, boom, boom, boom, boom, I’m the fuckin’ king of New York, nigga, brr, boom, boom, boom, boom, boom, boom, boom, boom, boom, boom, boom, boom, boom, boom, boom)

The Almighty, my only friends on the VLONE, Dior gloves, baggin’

At night in Dior sunglasses, the ratchet in the Mackage

Shots out the Maybach, caught them niggas lackin’ 

Avec la perfection de ses luxury bars couplés à ses iconiques ad-libs, Westside Gunn ne pouvait que faciliter son nouvel élan de popularité. Bien heureusement, il n’en oublie pas les bases pour autant en lâchant des coke bars aux côtés de ses compères de toujours.

You know I live this shit, built this shit brick by brick with it (Ah)

Niggas flawless, regardless, baggin’ up and crackin’ tenements

Surely a gangsta, don’t test that, my shooters itchin’

Pistols with extendos essential by projects that we pitched at

We on the corners with Louis on us, we pulled up on him in foreigns

Avec Hitler Wears Hermes 7, Gunn a réussi un challenge loin d’être facile : proposer une suite de qualité à son immense prédécesseur tout en prenant en compte l’arrivée de nouveaux auditeurs. Ce projet se place sans l’ombre d’un doute dans le haut de la série bien qu’il s’avère tout de même moins efficace que, bien évidemment, HWH 6 ou encore le second volume.

Note : 4 sur 5.

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